Episode 1 : nos amis les canadiens

Publié le par Eloyne

**Comme promis, un petit récapitulatif des mes aventures, sans photo, malheureusement, mon cable étant resté à Lyon... Galerie de photo d'ici une dizaine de jour, donc, le temps que mon cable prenne la bâteau.**

Jeudi 3 août : le grand départ

J'étais plutôt enthousiaste à l'idée de tester les vertus de l'hospitalité canadienne - la classe économique s'appelle “hospitalité” chez nos amis d'Air Canada, ça ne s'invente pas. Comme l'explique très bien Michael Moore, les Canadiens c'est un peu comme des Américains, mais en mieux – autant d'armes, moins de violence; autant d'histoire, moins de conflit avec la mère patrie,...

J'ai très vite changé d'avis après avoir testé leur compagnie nationale. Déjà, 3 heures de retard sur un premier vol, ça met de mauvaise humeur. Surtout quand Charles de Gaulle est en travaux et qu'il y a un seul téléphone qui fonctionne dans tout l'aéroport. Ensuite, en "hospitalité", pas d'écran perso pour s'abrutir devant des films, mais une toile au milieu de la cabine qui diffuse 3 navets. Et le son qui marche pas sur mon siège. Paris-Toronto = 8h40, c'est LONG.

Une fois à Toronto, évidemment, j'ai raté ma correspondance. Et évidemment, il faut récupérer les bagages, prendre un bus, changer de terminal avec mes 25 kg de survie, et passer douane canadienne + douane américaine. Et ensuite refaire la queue pour reprendre une réservation, dans le prochain avion pour Atlanta. Comme dans un remake du dernier film nul de Wes Craven, je me suis retrouvée dans le “red eye”, le dernier avion de la soirée. Et l'hôtesse d'Air Canada, une petite dame très gentille, de m'expliquer que sa compagnie avait rempli son contrat en m'acheminant à destination. Me voilà donc coincée à Atlanta, à presque 23h30, alors que la dernière navette pour Athens partait à 21h45, ma réservation d'hôtel payée un mois plus tôt  sur les bras.

Tout de suite, ça refroidit par rapport aux Canadiens. D'une part, ces gens là, ils ont des douaniers américains sur leur territoire. Et les feux, la circulation, c'est tout pareil. Comme une grande succursale américaine mais en plus froid. Et en moins compétent niveau aérien.

Et là miracle, à côté de mes bagages sur le tapis roulant, un type avec un badge Air Canada, mais un américain cette fois. Et dans un schéma qui, on le verra, va se répéter à plusieurs reprises, alors que je suis complètement paumée, fatiguée, et jetlagged, le type me porte ma valise, m'appelle un hotel, me trouve un prix spécial Air Canada, et m'indique où prendre la navette. Il me fait faire tout le tour de l'aéroport pour me trouver le bon de réduction de l'hôtel, il est aussi perdu que moi dans l'aéroport, bredouille qu'avec les travaux qu'il y a en ce moment c'est pas facile, et il m'indique le mauvais chemin pour la navette, mais je lui dois quand même une très courte (5 heures) et vitale nuit dans un hôtel avec internet et petit déjeuner continental. Un hôtel d'aéroport, plein de gens paumés comme moi, et d'executive women qui clopinent parce qu'elles avaient pas prévu de passer plus de 24 heures dans leurs talons et leur tailleur Gucci. C'est tout de suite plus convivial.


Publié dans eloyneintheusa

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